Démarche

Pour moi la beauté est une expérience perceptuelle et se résume à «moins c’est mieux». Tout naît, vit et meurt. Je fais preuve de modestie et d’humilité pour voir de la beauté dans la simplicité imparfaite, éphémère, incomplète et d’en réaliser des images. Ces moments de fusion intense peuvent devenir des sources d’illumination spirituelle au même titre que la méditation.

Je présente des images mêlant zen et photographie. Mes clichés — à la manière des calligraphie japonaises ou des poèmes haïkus — présentent des compositions à la fois minimalistes et riches en détail, évoquant la beauté simple de l’instant présent.

L’acte photographique me permet, mieux que les mots, d’exprimer ce que ressens. Mes photos sont des méditations visuelles m’offrant la possibilité de partager ma façon de voir la simplicité du quotidien et ma conception de la vie.

Ma démarche est essentiellement esthétique : je suis un poète urbain qui célèbre la beauté, présente partout. Ma vision est contemplative, où l’essentiel réside dans l’ordinaire et les petits détails. J’invite le spectateur à s’arrêter pour voir et partager ce qui dépasse du cadre que je propose.

Je suis un pèlerin du quartier Centre-sud en quête de ma vérité, à réaliser quelque chose en moi-même. Je ne cherche pas un instant d’illumination, mais un état de conscience durable, une mutation mentale, où je peux m’oublier au profit de l’acte de réceptivité et d’expression. Lorsque je photographie, je suis comme un chaman: l’inspiration vient comme un don.

Je suis un laboureur qui accroche, chaque jour, sa charrue à une étoile, pour trouver dans un petit rien la chose qui étonne, et, qui fait un petit quelque chose et, parfois même, quelque chose de grand, parce que rien ni personne n’est jamais banal.

J’accueille les images avec un appareil numérique et je les développe et les épure à l’ordinateur. Ma production est un trait d’union entre l’émotion initiale, l’art, la technologie et le spectateur.

Note
Dans l’art traditionel japonais, la notion de beauté est souvent différente de celle des critères Grecs de la culture occidentale. Les japonais ont une tendance marquée pour la simplicité et la retenue. Elle se trouve dans l’ordinaire, le quotidien, où l’imperfection et l’impermanence sont présentes. L’éphémère fragile y est représenté avec une élégance modeste et une noblesse tranquille.

Intention

Victimes de la loi de la constance, à force d’être continuellement dans le même environnement, à parcourir jour après jour le même itinéraire, les gens sont devenus aveugles. C’est avec une vision réduite et sélective qu’ils se déplacent dans la cité.

Dans notre empressement urbain, nous ne percevons plus que les signes utiles ou essentiels à notre routine : le feu rouge, le nom de la rue, l’enseigne d’un commerce, l’horloge publique. Combien seraient capables de décrire l’horloge ? Sa couleur ? La forme des chiffres ? Mais tous savent l’heure. Le regard est devenu superficiel. Nous regardons sans voir.

Je veux montrer ce que les gens ne voient pas ou ne voient plus. Je veux mettre en valeur les petites choses, la simplicité du quotidien, l’ordinaire. Je veux pointer du doigt cette beauté qui est partout, mais camouflée ; faire de la photographie buissonnière. Je veux faire voir toute la poésie qui nous entoure, l’offrir en cadeau.

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